L’idée de bien clore ce blog me trotte dans la tête depuis longtemps, très ; et c’est aujourd’hui que je passe à l’acte. Trop de spams ont eu raison de ma base SQL, suspendue par Free et une mise à jour de Wordpress foirée fait que j’ai passé la nuit à essayer, au moins, de pouvoir poster un dernier billet, après avoir vidé mes tables et installé une vieille version de wordpress. Ce dernier billet, c’est celui-ci.
Il y a quelques mois, j’ai regardé beaucoup de mes articles, relisant des commentaires drôles souvent, touchant parfois. Certains ayant une signification particulière, comme le premier déposé par mon chéri. Je suis triste d’avoir perdu leur trace. Comme je suis cependant un peu maniaque, j’ai gardé un word de quasiment chaque article, au cas où je voudrais être nostalgique un jour et repenser à ces années de blogging.
J’ai commencé à écrire grâce à un autre tenancier, en 2006 sous Blogger, puis suis passé sous Wordpress l’année suivante. Je mélangeais avis sur des films ou jeux vidéo, à des billets parlant de moi, en généralement assez futilement je pense, et ai continué sur cette « ligne éditoriale » si je puis dire. Si ça manquait de commentaires, je m’amusais avec mon côté quelque peu exhib’…
Quand j’ai commencé mon premier blog il y a 5 bonnes années, j’ai dressé une liste de sujets dont je voulais parler un jour ou l’autre. Elle est à côté de moi, et je crois qu’il y a beaucoup de choses que je ne vous avais pas dites. Ça promet d’être un peu long, pas forcément intéressant (mais depuis quand le suis-je, hein ?), et en tout cas très décousu : je m’en excuse par avance.

Dans cette liste, il y a des souvenirs de mon enfance qui me reviennent et l’un de ceux qui me reviennent le plus, est celui de mon petit frère qui avait coupé la bande magnétique de ma cassette préférée quand j’étais enfant, à savoir l’album « Tremblement de Terre » de Dorothée. Depuis, je l’ai en mp3, alors ça me paraît moins grave. Puisque nous parlons de Dorothée, j’ai assisté une fois à l’enregistrement d’une de ses émissions et ça avait été une déception : une grande salle, des écrans de télé tout petit et surtout le son coupé pendant les dessins animés pour que les Musclés répètent. Plus tard, mon regret a été de n’avoir jamais assisté à un de ses concerts. J’ai rattrapé ce gros manque quand elle est repassée à l’Olympia en 2010, avec Cédric Darval de Bayen pour un moment fort en émotion.

Très jeune, et bien nourri !
D’une manière générale, les concerts ont été pour moi l’occasion de ressentir beaucoup d’émotions. Mon premier a été Tina Turner à Bercy : mes parents devaient y aller ensemble, ma mère n’avait plus envie alors ou ils jetaient les places, ou je me sacrifiais et accompagnais mon père. Ce fut un bon moment et nous étions contents d’être venus. Plus tard, c’est lui qui m’a accompagné, au concert de Michael Jackson au Parc des Princes. Dans ma période universitaire (à l’IUT de Cergy St Christophe, et ouais, je viens de la banlieue lol), l’enfant, ou l’ado réservé que j’étais est un peu sorti de son cocon. Je trainais avec une bande de potes qui écoutaient beaucoup de métal, et c’est ainsi que j’ai pu me faire peur en approchant Marilyn Manson de près au Zenith, me défouler en écoutant chanter Brian Molko de Placebo, ou encore sauter dans tous les coins face à Rammstein. Mais j’ai aussi assisté à des concerts moins « durs » : Charles Aznavour, Alizée (2 fois !), Grégory Lemarchal à l’Olympia, Hélène Ségara… De quoi avoir honte longtemps.
Très jeune, j’ai eu un certain sens de la justice et lorsque, à la maternelle, on me punit en me laissant dans la cour seul, je décide de fuguer, purement et simplement. C’est un vieux monsieur qui m’a retrouvé dans une rue des alentours et m’a apporté au commissariat de la ville. Mon papa est policier et ses collègues l’ont donc appelé « Hey dis donc Bernard, on sait que tu es de repos mais il va falloir que tu repasses au poste là… y a ton fils qui t’attend ici ». C’est une anecdote qu’on raconte parfois aux réunions de famille, elle nous fait bien sourire. Plus tard, mon père m’emmènera une fois au collège en voiture de police : en descendant du véhicule devant l’entrée principale, je ne faisais pas le malin ! Heureusement, ça ne m’a jamais porté préjudice…
Je ne crois pas vous avoir déjà parlé de mon attirance pour les pétards et feux d’artifice. Quand j’étais petit, j’économisais plusieurs mois d’affilés pour m’offrir, dès que je remontais chez ma tante, des pétards. Je préférais ceux qui faisaient de la lumière plutôt que les bruyants et j’ai des souvenirs d’une fois où, en fin de vacances scolaires, mes parents étaient revenus me chercher après quelques jours bienheureux : j’avais préparé un feux d’artifice pour eux, où les étincelles d’un pétard allumaient une mèche d’un autre, et ainsi de suite. J’aimais aussi les farces et attrapes et ai notamment fait une frayeur à ma mère avec un sucre contenant une araignée en plastique, qui remonte à la surface du café, quand le sucre s’est dissout : ma mère n’a pas bu de café de la journée, et moi, j’étais fier de ma bêtise, bien sur.

9 ans : la première -et une des rares- fois que je voyage un peu loin… La Martinique
Mon grand-père a joué une grande importance dans mon enfance. Je ne savais pas encore parler qu’il me faisait déjà « compter » des bouchons de vins, ou des pièces de centimes. Cela ne m’a pas donné le goût du vin, même si j’essaie toujours ; mais celui du calcul mental, et j’ai toujours plaisir, quand l’addition arrive au restaurant, à calculer qui en a pour combien si on a décidé de ne pas partager en parts égales. Je me demande toujours si c’est le fait de jouer jeune avec des pièces qui m’a donné un certain goût pour l’argent. Argent qui m’attirait tant que je revendais à mon frère et ma sœur les jouets Kinder ou chocolats de Pâques que je ramassais, ingrat que j’étais ! Aujourd’hui, quand je pense à mon grand-père, c’est le film Big Fish qui me vient à l’esprit : il avait un don pour embellir la réalité, et pour ne pas dire à son petit-fils qu’il avait eu un accident ayant paralysée une partie de son visage, il expliquait qu’un dangereux serpent l’avait mordu. Il m’a raconté aussi que petit, j’avais un lapin unique, aux reflets bleutés et que je l’aimais tellement que je l’ai étouffé en le serrant dans mes bras. Je disais que c’est une personne qui a beaucoup compté pour moi, et aujourd’hui encore, je porte de temps à autre un des pyjamas qu’il possédait.
De nombreux souvenirs me reviennent à l’instant, mais je ne peux m’étendre sur tout : mon changement d’école en primaire, de mon arrivée en CE2 et du voyage d’école organisée cette année là, en Martinique. Du fait que je sois tombé amoureux d’une fille dès le jour de la rentrée, mais timide comme j’étais, je n’ai osé lui dire qu’en CM2, et encore, parce qu’une de ses amies m’a dit qu’elle m’aimait bien et que je devrais aller la draguer… Et bien au final, nous avions battu le record du bisou sur la bouche le plus long de toute l’école !
Au collège, je suis parti à Venise, car j’avais suivi les cours de latin en options. Je rêvais de devenir médecin. Ou ma mère le rêvait pour moi, je ne sais plus. Toujours est-il que lorsque je suis arrivé en 1ère S, j’ai pleuré devant l’énoncé de mon premier exercice de maths : il était fini le temps du collège où j’avais 17 de moyenne et où le prof nous isolait, 3 potes et moi, en nous donnant le double d’exos à faire pour éviter que l’on dissipe les autres… C’est ainsi que la conseillère d’orientation m’a recommandé de suivre logistique : ma personnalité (aimant le rangement, faisant preuve d’une bonne logique) collait bien. Initialement, j’imaginais bien organiser des tournées de concert : je savais bien que je ne serai pas une star de la scène, mais si je pouvais faire en sorte que la machine tourne, je crois que ça me plairait. Ce n’est pas ce que je fais, parce que je n’ai pas non plus cherché à percer dans ce milieu et que je me suis un peu laissé porter. Plutôt à bon escient pour l’instant, même si désormais, je dirige mieux ma vie professionnelle et la direction qu’elle suit.
Je vous avais raconté avoir travaillé dès mes 18 ans : dans la bâtiment, impressionnant ainsi ceux qui m’avait fait entrer : ils ne pensait pas que je tiendrais un boulot physique. Cela n’a cependant pas duré, et j’ai ensuite travaillé dans un palace parisien pendant les week-ends et vacances. Je parie que j’ai déjà une dizaine d’année de cotisation de retraite à mon actif lol. Cela ne m’a pas empêché de connaître l’ennui du chômage après l’IUT : vous ne faîtes rien pendant que vos amis bossent ou sont en cours… Je profite donc pour sortir et faire connaissance du milieu de la nuit parisienne et de ses substances chimiques. Je me suis abstenu de connaître celui de l’argent facile, mais la tentation a été grande… Moi qui respectais les passages piétons pour traverser la route, je ne me reconnaissais plus ! J’ai ensuite travaillé au H&M (du centre commercial des 3 Fontaines à Cergy-Pontoise) où les gens savent dès le premier jour que je suis gay : j’ai discuté la veille avec un mec sur Caramail qui connaît un des vendeurs, les nouvelles vont vite et c’est tant mieux car du coup, je m’y sens comme un poisson dans l’eau… Reprise des études, 3 ans en alternance : je regrette de ne pas avoir fait un peu plus de choses durant ces années d’étude mais les 4 heures de transport que j’avais quotidiennement n’ont pas aidé à profité… Diplôme à la sortie, je décroche mon premier boulot : dans quelques jours, cela fera 5 ans que j’y suis. Comme pour fêter ça, je vais changer de poste en interne : le temps d’assurer la relève et dans 2 mois, je vais bosser sur les Système d’Informations.

20 ans et quelques jours : les premières poses devant une webcam.
Ce n’est pas quelque chose qui m’a plu, et je peux compter sur les doigts d’une main les fois où j’ai joué à ça…
Depuis quelques années aussi, je sais ce qu’est la vie de couple. Je n’avais pas dépassé les 3 mois de vie partagée avec un garçon et m’étais résigné à vivre en célibataire endurci ; ça semblait me convenir ; ou en tout cas, je ferai avec. Et puis voilà que je l’ai rencontré (je ne vous avais pas encore parlé de son blog, il me semble), il m’a redonné confiance en l’maour et nous construisons depuis bientôt 4 ans quelque chose de très beau. J’en ai régulièrement une larme à l’œil quand je pense au bonheur qu’on vit. Cette année 2011 nous aura permis de signer notre pacs, mais aussi l’achat d’un appartement, qui est toujours en travaux (ça avance, mais lentement…). Dans quelques mois, on devrait être très contents de notre chez nous.
Je vous avais prévenu, que je ferai durer le billet… je pourrais vous en raconter encore bien des choses : mes différentes collections, ma passion pour le paranormal alors que la série X-Files connaissait un beau succès, de mon premier garçon, ou d’un autre grâce à qui j’ai fait connaissance avec le monde d’Apple, de l’escrime ou de la natation que j’ai fait lorsque j’étais enfant -où je brillais plutôt par ma médiocrité- . Je pourrais vous dire aussi que, si un blog est quelque chose d’un minimum narcissique, je ne m’aime pas beaucoup et ai tendance à me juger négativement. Ça en surprendra quelques-uns, peut-être, car c’est quelque chose que je n’ai pas souvent laissé transparaître, mais j’ai cette manie de croire que l’herbe est toujours plus verte à côté… Untel gagne mieux sa vie, tel autre est tellement cultivé, lui sait bien écrire et elle au moins sait ce qu’elle veut dans la vie. Je ne suis pas jaloux : je me considère juste moins bon. Je m’abstiendrai d’en faire des lignes et des lignes, mais j’ai pourtant de quoi, tant mon inconsistance, ma frivolité dans certains projets, mon manque de pugnacité, mon inculture sont grands. Du coup, que ce soit en commentaires ou dans la vraie vie, j’ai toujours du mal à comprendre les compliments que je reçois, je ne crois pas les mériter. Mais je ne suis pas là pour faire une thérapie, alors terminons plutôt sur ce que m’a apporté ce blog : que des bonnes choses ! Je vous parlais au début d’un concert de Dorothée, partagé avec Cédric Darval de Bayen. Là tout de suite, c’est un des souvenirs qui me vient à l’esprit, et je sais que c’est un moment dont je me souviendrai très longtemps, sinon toute ma vie. Et tout comme ma période de « fréquentation des forums Michael Jackson » m’a permis de rencontrer des personnes qui sont devenus de très bons amis, ce blog, et la sphère des pédéblogs m’a amené à des rencontres sympas, de nouvelles connaissances, des échanges intéressants, des découvertes culturelles, et quelques amis en or ; car je sais être bien entouré.
C’est avec une pointe au coeur que je vois disparaître des années d’écriture , et que je vous souhaite une bonne continuation dans votre aventure bloguesque. En attendant, le mien ferme ses portes. Je m’inviterai peut-être sur le blog d’autres personnes si l’occasion se présente, comme par exemple Les pérégrinations du Père Noël (qui se terminent le 25, dépêchez vous de rattraper votre retard sur ce cadavre excuis ! ) pour lesquelles j’ai rédigé un texte les 12 et 19 décembre.
Et je suis également sur Twitter : @_JonathanDoe
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100001055846661
Mail bien sur: jonathand4 @ gmail . com (sans les espaces)
Et surtout, la vraie vie !

Prenez soin de vous, et que nos chemins se recroisent… Je vous embrasse.