Petits suicides entre amis, de Arto Paasilinna
9/02/10
4ème de couv’ : SONGEZ-VOUS AU SUICIDE ? Pas de panique, vous n’êtes pas seul. Nous sommes plusieurs à partager les mêmes idées, et même un début d’expérience. Ecrivez-nous en exposant brièvement votre situation, peut-être pourrons-nous vous aider. Joignez vos nom et adresse, nous vous contacterons. Toutes les informations recueillies seront considérées comme strictement confidentielles et ne seront communiquées à aucun tiers. Pas sérieux s’abstenir. Veuillez adresser vos réponses Poste restante, Bureau central de Helsinki, nom de code » Essayons ensemble « .
Deux suicidaires se retrouvent fortuitement dans une vieille grange où ils souhaitaient partir tranquilles. Entravés dans leurs funestes projets, ils se mettent en tête de rassembler d’autres désespérés pour monter une association. Commence alors, à bord d’un car de tourisme flambant neuf, un périple loufoque mené à un train d’enfer, des falaises de l’océan Arctique jusqu’au cap Saint-Vincent au Portugal pour un saut de l’ange final. Un récit désopilant doublé d’une réflexion mordante sur le suicide.
Cette présentation m’avait bien plu et en choisissant ce livre, je m’attendais à un livre un peu cynique, quelques phrases mordantes et des situations surprenantes. Alors, pour être direct, c’est un peu le cas, mais un peu seulement et on sent qu’un paquet de pages sont du remplissage. Le périple s’allonge, on fait un détour par-ci, un détour par-là, et le même schéma qui permet de faire remonter le chauffeur du car dans son véhicule (en gros : on se suicidera dans la prochaine ville) alors qu’il souhaite en finir au plus vite. Du coup, ça manque de crédibilité, et même si l’histoire est tout à fait saugrenue, je trouve important qu’une certaine vraisemblance soit présente
Au final, on a donc l’impression d’une très bonne idée de départ, mais surtout d’une petite déception par rapport à ce qu’on pouvait espérer, comme un pétard mouillé quoi. Et on lit, termine le livre, en se disant que c’était un livre sympa (si, quand même) mais pas indispensable…
Note : 6/10
Celui qui passait du temps sur iTunes
1/02/10
L’an dernier, en acquérant mon nouvel iMac, j’ai transféré toute ma bibliothèque iTunes (à 99% au format aac) mais sans les notations : ainsi, je réécouterai chacun de mes morceaux, et ce sera l’occasion d’un nouveau tri. Ce mois-ci, j’ai décidé de réencoder mes albums (aac 256 vbr) ou de retélécharger, en mp3 320 kbps, sans réencoder : parce qu’en fait, compresser un morceau deux fois, c’est un peu exagéré (même si, pour moi, avoir toute la musique sous le même format était une règle à respecter). Un de ces jours, j’achèterai peut-être un ampli pour iPod et un très bon casque et ainsi profiter d’un bon son dans la rue. En attendant, je passe du temps à récupérer des pochettes de cds que je redimensionne (toutes à 900 x 900), je vérifie les tracklists et m’assure que tout est parfaitement renseigné…
Cette manie de tout trier, lister ou classer vient de ma mère. J’aime l’ordre, l’alignement et les classements bien faits ; elle c’était la propreté, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. J’utilise « c’était » parce que ça s’est amélioré et qu’elle est autrement moins maniaque qu’avant. Mon papa se demande parfois, en rigolant, comment il se fait que je n’ai pas plus de séquelles. Je ne me souviens pas, mais quand j’étais à la maternelle, je devais changer les vêtements tous les jours. Même plusieurs fois par jour : une nouvelle tenue le matin, que ma maman mettait au sale dès que je rentrais de classe. Si je voulais ressortir jouer, alors il fallait des nouveaux vêtements, qui iraient au sale dès que je serai de retour à la maison. Ainsi, on évitait que trop de microbes de dehors n’entrent…
Lorsque nous rentrions de courses, c’était une autre cérémonie : il fallait nettoyer les boîtes de conserves, bouteilles, produits et, d’une manière générale, tous les produits sur lesquels on pouvait passer une lavette, avant de pouvoir « ranger les courses », comme on dit.
De même, j’ai passé beaucoup d’après-midi à jouer dehors même quand je voulais rentrer à la maison : quand ma mère faisait le ménage –ce qui arrivait souvent, vous vous doutez bien que ce n’était jamais assez propre- on devait jouer dehors pendant qu’elle nettoie l’intégralité de l’appartement. Ainsi, ce qu’on appelle communément le ménage de printemps avait lieu hebdomadairement ou presque.
Ce côté « maniaque » s’est heureusement réduit au fil des années et même si aujourd’hui encore, c’est toujours très très propre chez mes parents, il n’y a plus rien de maladif là-dedans.
Quant à moi, j’ai commencé à me dire que si les rainures des assiettes ne sont pas toutes dans le même sens, ou que les couleurs des grandes assiettes ne sont pas dans le même ordre que celles des assiettes à dessert, ce n’est pas si grave. Pour tout vous dire, j’ai même des couverts dépareillés et ça, c’est quasiment un exploit ! Je stresse toujours un peu à l’idée qu’une soirée que j’aurais organisé ne soit pas parfaite, mais moins qu’avant. ça m’ennuierait de partir en vacances sans avoir préparé mon séjour, mais je commence à me dire qu’un peu de surprise, ça peut le faire aussi. J’essaie toujours d’avoir une certaine logique dans le rangement de mes livres ou cds, mais si ce n’est pas le cas, ça peut attendre… Vous voyez, je progresse donc ! Par-contre, je continue de penser qu’un jour, les milliers de morceaux de ma bibliothèque iTunes auront leur note, leur pochette, le genre, le n° de piste ou encore leur année de sortie de bien indiqués. Faut pas déconner non plus.


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